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HABITER LA FORÊT 
INHABITING THE FOREST

Projet en collaboration avec le Département de Côtes d'Armor, le Centre Franco-Polonais d'Olsztyn et Erasmus+

Project in collaboration with the Department of Côtes d'Armor, the Franco-Polish Center of Olsztyn and Erasmus+

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Comment habitons-nous le paysage ? Comment habitons-nous notre quotidien ?

 

Ce travail de recherches photographiques est le moyen d’appréhender le sensible de manière poétique. Il s’agit là de questionner la notion d’espace, de territoire et de frontière confrontés à celui du corps, de l’esprit et de l’intime. Dans un lieu qui bouge et se transforme, la forêt et les corps sont travaillés par le temps et les éléments naturels.

 

A travers la photographie, je partage ma contemplation de la forêt de Voïvodie de Varmie-Mazurie en Pologne, et la fait fusionner avec les habitants, de manière à faire corps avec l’environnement. Se camoufler, c’est disparaÎtre un peu. Se projeter comme un paysage, c’est comme incarner la pensée Hopi (tribu amérindienne, dans la réserve Navajo dans l’Ouest Américain ), devenir le décor, faire passer l'état de donnée intérieure à celui d'une réalité extérieure correspondante. Objectiver sa pensée, par des lieux et des atmosphères.

 

Se fondre dans le décor, se camoufler, c’est aussi un message écologique. Ainsi, je travaille autour de l’idée du camouflage, qui rejoint aussi l’idée du combat. Un combat dont l’objectif serait de préserver la nature et d’y vivre en harmonie. L’écologie est devenue une préoccupation majeure dans nos sociétés. Cette hybridation photographique fusionne les habitants de Stare Jablonki avec leur forêt. Nous sommes la nature, elle nous façonne, nous transperce. Par cette exposition, j’interroge le rapport de l’humain à son environnement naturel et aussi culturel. Je mets en scène cette relation, notre rapport intime à notre paysage intérieur face à celui de l’extérieur.

 

Grâce aux rencontres avec les habitants de Stare Jabłonki, j’ai fabriqué des images photographiques que je veux poétiques et métaphoriques, se  frottant au subconscient., et qui font écho à l’écoféminisme.

How do we inhabit the landscape? How do we live our daily life ?

This work of photographic research is the way to apprehend the sensitive in a poetic way. It is a question of questioning the notion of space, territory and border confronted with that of the body, the spirit and the intimate. In a place that moves and transforms, the forest and the bodies are shaped by time and the natural elements.

Through photography, I share my contemplation of the forest of the Warmian-Masurian Voivodeship in Poland, and merge it with the inhabitants, so as to become one with the environment. To camouflage is to disappear a little. Projecting yourself as a landscape is like embodying Hopi thought (Native American tribe, on the Navajo reservation in the American West), becoming the setting, changing the state of internal data to that of a corresponding external reality. Objectivize your thought, through places and atmospheres.

Blending into the decor, camouflage, it is also an ecological message. Thus, I work around the idea of ​​camouflage, which also joins the idea of ​​combat. A fight whose objective would be to preserve nature and live there in harmony. Ecology has become a major concern in our societies. This photographic hybridization merges the inhabitants of Stare Jablonki with their forest. We are nature, it shapes us, pierces us. Through this exhibition, I question the relationship of humans to their natural and also cultural environment. I stage this relationship, our intimate relationship to our interior landscape facing that of the exterior.

Thanks to meetings with the inhabitants of Stare Jabłonki, I have created photographic images that I want to be poetic and metaphorical, touching the subconscious, and which echo ecofeminism.